Origine du nom de la ville
La "Ferté" vient de "Forteresse", désigne naturellement le château fort du seigneur de la région. Cette appellation a été complétée jusqu’au XIIe par le suffixe Baudoin, nom du premier commandant romain du fort, puis remplacée en 1127 par celui d’Adélaïde, en souvenir de la comtesse Adélaïde de Rochefort, et transformée ultérieurement en Aleps pour prendre sa forme actuelle en 1845.
Historique
La situation géographique de La Ferté-Alais est remarquable sur la voie de pénétration que constitue la rivière : l’Essonne.
La région est habitée depuis les temps les plus anciens. Des traces d’habitats préhistoriques sont apparentes dans de nombreuses communes avoisinantes.
Dès l’an mil, La Ferté Alais est une place fortifiée. Elle avait pour mission de garder le gué de l’Essonne, vers la Gâtine, ainsi que la jonction des routes de la Brie et de la Beauce.
Le premier seigneur connu de la cité est Robert 1er, grand père d’Hugues Capet, en 865. Au début du Xe siècle, les Normands assiégèrent Paris et des forteresses dites "fertés", sont élevées afin de défendre la capitale, notamment à Etampes et à La Ferté Baudoin.
Vers 1095, Guy Trousseau est seigneur du lieu ainsi que de Montlhéry. A cette date, il donne à l’abbaye de Morigny l’église Notre-Dame, érigée en prieuré. De grandes familles dominent la seigneurie, parmi lesquelles celles de Montlhéry, de Montfort, de Dreux et de Barre. Saint Louis acquière la châtellenie, qui est dès lors intégrée dans le domaine royal.
Aux XIIe et XIIIe siècles, La Ferté Alais avait un château fort et une ceinture de remparts larges de 12 mètres. Pendant la guerre de Cent Ans, toute la région est dévastée et c’est sans doute au cours de ce conflit qu’est rasé le château, vers 1358.
Après une période de prospérité, l’armée huguenote ravage la cité au cours des guerres de religion. Un siècle plus tard, après un intervalle marqué par le développement de la cité, la fronde suivie par la famine ravagent la région.
En 1814, le futur roi Louis-Philippe cède à la commune la dernière partie du domaine royal afin d’y faire construire la mairie.
La construction du chemin de fer, vers 1840, transforme la vie économique de la région, avec l’installation d’industries.
La guerre de 1870 dévaste une nouvelle fois la région, et La Ferté Alais est occupée par les Prussiens pendant six mois.
Au cours de la seconde guerre mondiale, les troupes allemandes occupent la région qui est libérée en août 1944 par la division Leclerc.
Wikipédia
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